Retour aux articles
Projet Madeleine

đŸŒ· Dysbiose vaginale : de quoi parle-t-on ?

Qu’est-ce que la dysbiose vaginale ?

 

Le microbiote vaginal est un ensemble de plusieurs milliards de micro-organismes (bactĂ©ries, virus, levures), dont la majoritĂ© sont des bactĂ©ries du genre Lactobacillus, qui vivent en parfaite harmonie avec notre organisme. Or, il existe plusieurs grands types de microbiotes vaginaux, reliĂ©s par une caractĂ©ristique commune : une faible diversitĂ©, du fait de la prĂ©dominance d’une espĂšce bactĂ©rienne.

Lorsque l’équilibre entre les micro-organismes bĂ©nĂ©fiques et les micro-organismes opportunistes se rompt, on parle de dysbiose vaginale : on observe une diminution des bactĂ©ries bĂ©nĂ©fiques et une augmentation des micro-organismes opportunistes. Cette dysbiose vaginale peut s’accompagner de symptĂŽmes comme une sensation d’inconfort, notamment pendant les rapports sexuels, et peut Ă©galement ĂȘtre un terrain propice au dĂ©veloppement de certaines infections :

  • 1
    Les candidoses, ou mycoses vaginales

    Les mycoses sont dĂ»es Ă  la prolifĂ©ration de la levure Candida albicans, qui est naturellement prĂ©sente dans le microbiote vaginal. Cependant, sa prolifĂ©ration excessive entraĂźne des symptĂŽmes caractĂ©ristiques : brĂ»lures, dĂ©mangeaisons, pertes vaginales Ă  l’apparence de « lait caillĂ© ». Ce champignon se dĂ©veloppant trĂšs facilement en milieu humide, une des mesures de prĂ©vention est de bien sĂ©cher la vulve aprĂšs la toilette, et d’éviter le port de vĂȘtements mouillĂ©s trop longtemps. Le traitement repose sur des crĂšmes ou des ovules antifongiques, prescrits par un mĂ©decin, aprĂšs que le diagnostic a Ă©tĂ© confirmĂ©.

  • 2
    Les vaginoses bactériennes

    Les vaginoses sont dĂ»es Ă  la prolifĂ©ration de la bactĂ©rie Gardnerella vaginalis, et Ă  la diminution des lactobacilles protecteurs. Les symptĂŽmes retrouvĂ©s sont des pertes vaginales importantes de couleur grise ou verdĂątre, une forte odeur de poisson, des dĂ©mangeaisons ou des brĂ»lures lĂ©gĂšres. La meilleure prĂ©vention consiste Ă  Ă©viter tout ce qui va pouvoir altĂ©rer la quantitĂ© de lactobacilles protecteurs : les douches vaginales, les produits d’hygiĂšnes parfumĂ©s, le tabac et l’alcool, le stress et la fatigue. Le traitement repose sur des antibiotiques, prescrit par un mĂ©decin, une fois le diagnostic posĂ©.

  • 3
    Les infections urinaires

    Les infections urinaires, dĂ»es au passage de bactĂ©ries pathogĂšnes le long des voies urinaires. Il est important de bien boire dĂšs le dĂ©but de la cystite, pour Ă©viter l’adhĂ©rence et la remontĂ© des pathogĂšnes vers les reins. Elles se traitent grĂące Ă  des antibiotiques.

Prenez soin de vous !

 

Cependant, certaines dysbioses ne donnent pas lieu Ă  des symptĂŽmes particuliers, et peuvent passer inaperçues ! De plus, la composition du microbiote vaginal est soumise Ă  des variations tout au long de la vie, liĂ©es Ă  des facteurs internes ou externes : cycle menstruel, mĂ©nopause, rapports sexuels, consommation de tabac, prise d’antibiotiques


L’idĂ©e Ă  retenir est que si des symptĂŽmes apparaissent, il faut Ă©viter l’automĂ©dication et se rendre chez un professionnel de santĂ© pour qu’un diagnostic soit posĂ©. Et bien sĂ»r, savoir prendre soin de son microbiote vaginal au jour le jour est un levier de prĂ©vention majeur contre les dysbioses, notamment en ce qui concerne l’hygiĂšne intime et les bons rĂ©flexes Ă  adopter.