💬 Parole de patientes : 3 croyances aussi épuisantes que la maladie
Ces 3 croyances qui épuisent autant que la maladie chronique
A la maladie chronique peut s’ajouter quelques pièges qui Ă©puisent.
Le premier consiste à vouloir être la patiente guerrière parfaite. Derrière cette injonction se cache souvent la croyance que l’on n’en fait jamais assez. Lorsque la fatigue s’installe ou que la maladie progresse, on a tendance à se dire que c’est de notre faute : que l’on n’a pas été assez forte, assez rigoureuse ou assez investie. Ces reproches nourrissent alors un cercle vicieux particulièrement énergivore.
Le deuxième piège est l’anticipation anxieuse. On s’interdit de vivre certaines expériences par peur qu’elles nous fassent du mal ou qu’elles entraînent des répercussions. Pourtant, à force de renoncer à ce qui nous ferait plaisir, la frustration finit par s’installer. Ce qui peut aider, c’est de développer une écologie personnelle : choisir en conscience les moments de partage, de légèreté et de plaisir, même si cela implique un peu de fatigue. Cela permet de lâcher prise et de retrouver de l’énergie.
Enfin, un dernier piège, très fréquent, consiste à croire qu’il faut être guérie pour être heureuse. On attend d’avoir tout réglé, tout traité, avant de s’autoriser à profiter pleinement des moments de joie. Pourtant, ces instants existent déjà , à notre portée, et ils ne se représenteront peut-être pas. Il est donc essentiel d’apprendre à les accueillir dès aujourd’hui, malgré la maladie.
Quelques lectures sur ce thème qui pourront vous aider :
- « Accepter ce qui est » de Rosette Poletti et Barbara Dobbs
- « Un merveilleux malheur » de Boris Cyrulnik