Un aliment est souvent associé à un goût, une couleur ou une composition majoritaire en sucres, fibres… Il est également bien admis que les aliments sont fournisseurs d’énergie pour l’organisme. Cependant, l’aliment ne se résume pas qu’à sa saveur ou sa composition en lipides, protéines ou glucides : les vitamines, minéraux, oligo-éléments ont par exemple un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des cellules. D’autres molécules comme les polyphénols présentent également des propriétés bénéfiques démontrées pour la santé.

En considérant l’aliment comme un ensemble complexe, la micro-nutrition intègre toutes ces dimensions. Le potentiel « santé » se définit alors autour de 4 caractéristiques :

  • L’énergie : un aliment peut être plus ou moins énergétique et intéressant en termes de carburant.
  • La densité micro-nutritionnelle : un aliment peut être plus ou moins riche en micro-nutriments tels que les vitamines, minéraux, oligo-éléments… qui agissent notamment sur la protection cellulaire.
  • La capacité à influer sur le patrimoine génétique : un aliment contient parfois des composés (protéines riches en méthionine, vitamine B9, B12, B6…) qui ont la capacité de modifier l’expression de nos gènes, en optimisant notre capital méthyle. Les groupements méthyles fonctionnent comme des interrupteurs qui ont le pouvoir de mettre nos gènes en mode off, c’est-à-dire de les empêcher de s’exprimer. Ils sont obtenus via des réactions biochimiques qui ont besoin de certains nutriments et micronutriments.
  • La tolérance : un aliment peut être plus ou moins bien digéré, accepté par l’organisme.

Un exemple concret avec le chocolat

Partons à la découverte de cet aliment gourmand pour les petits comme pour les grands.

Noir, au lait ou encore blanc ; en tablettes ou en ballotins, en carré avec le café, en coulis sur des fruits ou encore tout seul pour le bonheur de la dégustation… Le chocolat est l’aliment plaisir par excellence. Et 98% des Français disent l’aimer !

Le chocolat, c’est bon pour le moral ! En particulier, le chocolat noir, très riche en cacao.

Il est riche en :

  • substances toniques : caféine, théobromine, théophylline qui “boostent »
  • phényl-éthylamine, véritable amphétamine like, “hormone de l’amour” qui augmente quand on est amoureux et qui rend euphorique
  • tryptophane, précurseur de la sérotonine, l’hormone de la sérénité
  • magnésium, un régulateur de l’humeur

Aliment plaisir par excellence, il fait secréter des endorphines qui procurent bien-être et sérénité.

Le chocolat, c’est bon pour la santé et c’est prouvé !

Le cacao est une source importante de polyphénols (catéchines et épicatéchines), véritables « molécules du futur », aux propriétés antioxydantes.

La pouvoir antioxydant du chocolat serait :

  • 4 à 5 fois plus élevé que celui du thé noir,
  • 2 à 3 fois plus élevé que celui du thé vert,
  • 2 fois plus élevé que celui du vin.

20 g de chocolat noir (environ 4 carrés) = 35 mg de polyphénols

La majorité des polyphénols est concentrée dans la fraction non grasse du cacao. En conséquence plus le chocolat est maigre, meilleur est son pouvoir antioxydant.

Le saviez-vous ? Les protéines de lait empêchent l’absorption des polyphénols donc attention au bol de chocolat au lait le matin ou au verre de lait qui accompagne le goûter (préférez un verre de jus d’orange par exemple).

Différentes études ont démontré l’effet protecteur du chocolat noir, riche en cacao, sur…

La maladie d’Alzheimer : le cacao du chocolat contient des antioxydants, les flavonols, aux multiples effets bénéfiques déjà démontrés pour la santé, en particulier pour le système cardio-cérébro-circulatoire. Une étude de de la Harvard Medical School d’août 2013, suggère qu’un autre composé du cacao, encore non identifié, pourrait retarder l’installation de la démence, une des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, chez des personnes âgées atteintes de troubles de la circulation sanguine cérébrale.

L’obésité : le cacao, un agent naturel dans la lutte contre l’obésité et ses comorbidités ? Comme le suggère une étude de Penn State publiée dans l’édition du 12 juin 2013 de l’European Journal of Nutrition, quelques tasses de chocolat, pourraient en effet contribuer à réduire l’inflammation liée à l’obésité

Les maladies cardio-vasculaires : une méta-analyse, publiée le 29 août 2011 dans le British Medical Journal, confirme sur plus de 100.000 participants les conclusions de nombreuses études : une consommation régulière de chocolat peut être associée à une réduction d’un tiers du risque de maladie cardiaque. Cette validation confirmation d’un des effets bénéfiques du chocolat a été également présentée le même jour, lors du congrès de l’European Society of Cardiology de Paris.

Les propriétés bénéfiques du chocolat pour la santé cardiovasculaire ont été illustrées par une autre étude, publiée dans Circulation, la revue de l’American Heart Association en août 2010. Les résultats de cette étude, menée pendant 9 ans sur plus de 30.000 femmes, ont montré une réduction de 32% du risque d’insuffisance cardiaque chez les femmes de plus de 48 ans consommant régulièrement des quantités modérées de chocolat (20 à 30 grammes/semaine, soit 4 à 6 carrés).