Dans les années 90, le professeur Serge Renaud a mené une étude autour de la transposition du modèle culinaire crétois au modèle français. Parmi les conseils établis à l’issue de l’étude, l’importance de faire le choix d’une bonne huile a été soulevée… Tout à fait stable et non dénaturée à une cuisson douce, l’huile de colza se distingue. Quant à l’huile d’olive, c’est sa richesse en oméga 6 et 9 qui se trouve être intéressante, néanmoins elle assure en bien moindre quantité notre couverture en oméga 3.
L’heure est au grand ménage dans notre cuisine, afin de bénéficier quotidiennement des bienfaits des omégas 3 ! Tâchons de limiter l’utilisation des huiles de tournesol, de pépins de raisin, de maïs : elles sont très utilisées par les restaurateurs et dans les industriels et présentent peu d’intérêt sur le plan nutritionnel… Et préparons une place à l’huile de colza :
Pour cuisiner chaud et froid, l’huile de colza est l’huile la plus disponible en acides gras oméga 3, comparée aux autres huiles.
Il s’agit d’une huile bon marché, accessible à tous les ménages
Contrairement aux idées reçues, l’huile de colza peut être chauffée (à des températures inférieures à 160°C). Elle présente une bonne résistance à des cuissons douces au four et à la poêle et est particulièrement bien adaptée pour la cuisson à température modérée des viandes, œufs, légumes à la poêle ou en cocotte…
Remarque : selon les préférences, il est toujours possible de privilégier l’huile d’olive (riche en oméga 6 et en oméga 9) pour la cuisson et l’huile de colza pour l’assaisonnement.
Notre conseil :
- pour les femmes : 2 à 3 cuillères à soupes par jour
- pour les hommes : 3 à 4 cuillères à soupes par jour
L’huile de colza peut être consommée en quantité équivalente par les enfants.
Il existe aujourd’hui des mélanges huile d’olive/huile de colza (cuisson douce et assaisonnement) et huile de colza/huile de noix (uniquement pour l’assaisonnement) tout à fait adéquats d’un point de vue nutritionnel et très agréable à déguster !



